Démence et communication : du refus à la coopération
Adapter sa communication pour prévenir les tensions, faciliter les soins et préserver la relation
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Date et heures
Jeudi 15 avril 2027 de 09h00 à 16h30
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Lieu
Créagora - Rue de Fernelmont, 40/42 à 5020 Namur
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Prix
170 € TVAC (droits d'inscription, boissons, lunch et syllabus inclus)
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Public cible
Infirmiers, aides-soignants, personnel paramédical, éducateurs, référents démence et responsables d’équipe. Elle concerne particulièrement les professionnels confrontés aux refus de soins, aux questions répétitives, à la désorientation ou à l’agitation.
Agrément AVIQ demandé au titre de la formation continue des référents démence.
Formation agréée au titre de formation continue pour les directeurs de MR/MRS par l'AVIQ et pour les directeurs et le personnel de MR/MRS par IRISCARE Brussels.
Une question répétée plusieurs fois. Un soin refusé. Une personne qui cherche un proche, souhaite rentrer chez elle ou ne reconnaît plus son environnement.
Dans ces situations, expliquer davantage ou rappeler la réalité ne suffit pas toujours. Certaines paroles peuvent même renforcer l’inquiétude, l’opposition ou l’agitation.
Mieux communiquer avec une personne vivant avec une démence demande de comprendre ce qu’elle perçoit, ce qu’elle ressent et ce qu’elle parvient encore à exprimer. Les professionnels apprennent ici à ajuster leurs mots, leur rythme, leur regard et leur attitude afin de sécuriser la relation et de faciliter les gestes du quotidien.
Objectifs
- À l’issue de la formation, les participants seront capables de :
- Repérer les effets de la démence sur la communication et le comportement.
- Adapter leur langage aux capacités de compréhension de la personne.
- Utiliser la communication non verbale pour rassurer et maintenir le lien.
- Accueillir les émotions sans entrer systématiquement dans la contradiction.
- Réagir de manière ajustée face aux refus, aux répétitions et à l’agitation.
- Favoriser le consentement et la coopération lors des soins.
Méthodologie
Formation interactive basée sur des situations rencontrées en maison de repos et de soins: refus de soins, désorientation, questions répétitives ou agitation. Les participants échangent sur leurs pratiques, analysent des cas concrets et découvrent des façons de communiquer et d’intervenir pour prévenir les tensions et favoriser l’apaisement.
Programme
Comprendre la personne avant d’interpréter son comportement
Les réactions de retrait, de refus ou d’agitation traduisent souvent une difficulté à comprendre la situation ou à exprimer un besoin.
- Les principaux troubles cognitifs et leurs conséquences.
- Les effets sur la mémoire, le langage et le repérage.
- Les liens entre incompréhension, peur et opposition.
- Les capacités préservées sur lesquelles s’appuyer.
Trouver les mots qui rassurent
Une consigne trop longue, plusieurs informations données en même temps ou un rythme trop rapide peuvent placer la personne en difficulté.
- Capter l’attention avant de parler ou d’agir.
- Simplifier ses phrases, transmettre une information à la fois et respecter le temps nécessaire à la réponse.
- Éviter les formulations infantilisantes ou confrontantes.
- Valoriser ce que la personne peut encore faire.
Communiquer au-delà des mots
Lorsque le langage devient moins accessible, le regard, la voix, la distance et les gestes prennent une place centrale.
- Le rôle du regard et de la posture.
- Le ton, le volume et le rythme de la voix.
- Le toucher relationnel et ses limites.
- La cohérence entre les paroles et l’attitude.
- Le repérage des signes de peur, de douleur ou d’inconfort.
Accueillir les émotions et les confusions
Derrière une phrase incohérente ou répétitive se trouvent souvent une inquiétude, un besoin de sécurité ou la recherche d’un repère familier.
- Reconnaître l’émotion exprimée.
- Reformuler sans corriger brutalement.
- Répondre aux questions répétitives.
- Réagir face à la recherche d’un proche ou au souhait de rentrer chez soi.
- Rassurer sans faire de fausse promesse.
- Maintenir le lien dans les moments de confusion.
Prévenir les refus et les rapports de force
Un refus de soin n’est pas toujours définitif. Il peut être lié à la peur, à une mauvaise compréhension ou au sentiment de ne plus maîtriser la situation.
- Identifier ce qui peut déclencher un refus.
- Annoncer les gestes et rechercher l’accord progressivement.
- Respecter le rythme de la personne et repérer les premiers signes de tension.
- Savoir interrompre, différer ou modifier son intervention.
Mise en situation
Les participants s’entraînent à partir de scènes proches de leur quotidien :
- refus de toilette ou de soin ;
- questions répétitives ;
- recherche d’un proche ;
- désir de rentrer chez soi ;
- agitation lors d’un déplacement ;
- incompréhension face à une consigne.
